L’École recevait Katie Bussières en midi-conférence le 17 mai dernier.

 

 

Son ambition :

Faire une à deux acquisitions d’entreprise par an pour faire croître la sienne qui compte déjà  80 employés.

 

 

Katie Bussières :

Une repreneure qui n’a pas froid aux yeux.

 

UNE CARRIÈRE QUI DÉBUTE

Celle qui naît dans une famille d’entrepreneurs, mère coiffeuse et père chauffeur de taxi,  a un jour ramené sa fiche de paie à ses parents qui ont examiné le papier avec beaucoup de curiosité. « Ils n’en avaient jamais vu. Mes parents n’ont pas eu des grandes entreprises mais ils étaient débrouillards. Ils prenaient leur avenir financier en main. »

Katie fait des études en informatique connaissant bien le potentiel de ce domaine d’avenir. Son ambition : devenir un jour chef d’entreprise.

Une ambition qu’elle partage avec son conjoint. Tous deux sont toutefois sollicités comme employés dans une grande entreprise d’informatique. « Démarrer une entreprise quand tu gagnes bien ta vie comme salarié c’est difficile. Il faut délaisser son confort.  »

Les deux salariés solidaires se sont vite mis en mode écono pour renflouer leur bas de laine.

« On a fait beaucoup de sacrifices pour économiser, même avec une famille. Heureusement, on avait jamais appris à dépenser beaucoup. On vivait en dessous de nos moyens. »

Vouloir reprendre c’est bien beau… Encore faut-il trouver la bonne entreprise!

« On a pensé à toutes sortes d’idées. Importer des bonbons, faire le recyclage de réservoir de propane, acheter une compagnie d’importation de décorations de Noël, une autre de blocs de pavé uni. On s’est parfois rendus assez loin dans le processus d’achat, mais les négociations accrochaient. »

SE FORMER LA MAIN COMME GESTIONNAIRE

Au final, Katie est sollicitée comme gestionnaire au sein d’une entreprise oeuvrant dans l’échange de données électroniques et qui lui offre des parts dès les débuts. Lors de ses 6 ans au sein de l’équipe de direction, l’entreprise grandira en même tant que son expérience de gestion.

« J’y ai appris à gérer une entreprise, gérer une équipe, gérer la comptabilité. J’y ai appris comment monter des plans de financement et des flux de trésoreries. »

Katie apprend également de son patron. Elle écoutait le PDG faire des prévisions en se disant : « Mais il rêve en couleurs… » pour se rendre compte, au final, que ses ambitions n’étaient pas si impossibles à concrétiser. »

Crédit photo: © 3/4 Once.Tonic Maison

L’APPRENTISSAGE DU MONDE DES ACQUISITIONS

« Tout ce temps, j’apprenais le monde des acquisitions en plus de mes tâches de gestionnaire. Ce qu’on apprend nous appartient. Les connaissances ne se perdent jamais! »

Après 6 ans, son équipe est vendue dans une fusion! Katie revient alors à son grand rêve : avoir son entreprise.

Pendant ce temps, son conjoint avait acquis son entreprise de son côté.

« Ce n’était pas facile….et le fait que ce n’était pas dans son domaine a joué pour beaucoup. J’ai alors su que je devais rester dans mon domaine pour acquérir. »

SES CONSEILS POUR LA RELÈVE

 N’ayez pas peur d’investir en vous, de vous former comme gestionnaire. Investissez aussi dans des outils de gestion. Puis, une fois arrivés aux commandes, un nouveau chef d’entreprise ne peut pas vouloir tout changer. Du moins pas trop rapidement…

UNE FORMATION POUR LA RELÈVE

Saviez-vous que l’École offre une formation diplômante spécifiquement conçue pour aider les futurs repreneurs à concrétiser un projet d’acquisition d’entreprise?

Pour en savoir plus, rendez vous sur la page du programme Acquisition et gestion d’une entreprise.

LA REPRISE : LES ÉTAPES

« Trouver le bon fit : c’est pas si évident. Dans mon cas c’était par accident. Quelqu’un que je connaissais savait que j’étais à la recherche et m’a parlé d’une entreprise à vendre. »

1. La négociation

Ça été long, soit un bon mois! On s’est entendus sur une lettre d’intention, prélude au contrat.

2. Vérification diligente

« Pendant la vérification diligente, on ouvre le capot et on te montre rapidement le moteur. Mais ça reste superficiel. Ce n’est pas possible de pouvoir parler aux employés, d’avoir l’heure juste sur l’état de l’entreprise. Cette vérification peut révéler des choses qui nous poussent à renégocier. C’est assez stressant! »

3. Trouver du financement

« Ça c’est l’étape que j’adore! On raconte son histoire, son projet, on essaie de convaincre et surtout on se convainc soi-même à force de s’entendre parler. (rires) On a besoin d’y croire! »

4. Signature

« Enfin! »

5. Dernière étape et non la moindre…la transition!

« Nubik est une entreprise particulière, car il n’y a pas de bureau. Les employés travaillent ensemble et connectent de façon virtuelle. Je les ai tous rencontrés un à un au moment de prendre les rennes. »

Nous imaginons que le fait que le lieu de travail soit virtuel pose tout un défi pour créer une ambiance de travail et apprendre à connaître les équipes en place…

« J’ai peut-être un peu manqué de clarté quant à établir clairement mes attentes à mes employés et à leur communiquer. Mais mon style de gestion est basé sur l’autonomie et le leadership participatif. Au final, ça été un fit génial avec l’équipe et la culture de l’entreprise en place! »